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- PAUL DE VIVIE
Paul de Vivie fait partie de ces figures emblématiques qui ont donné au vélo ses lettres de noblesse. Son pseudonyme, Velocio, est une contraction des mots vélo et vélocité.
Né en 1853, cette personnalité du cyclotourisme Français, n'a pourtant enfourché sa première bicyclette (un grand bi) qu'en 1881. Suite à de nombreux déplacements professionnels en Angleterre, où il peux voir que le marché du cycle se développe, il voit de l'avenir dans ce mode de déplacement et c'est en 1882 qu'il fonde à St-Étienne "La Gauloise", manufacture stéphanoise de cycle, puis en 1886, "l'Agence Générale Vélocipédique". En 1887, il créé la revue "Le Cycliste Forézien", qui deviendra ensuite "Le Cycliste".
Ce grand passionné de la petite reine fut pendant toute sa vie sur tous les fronts ! Il créé en 1889 le Touring Club de France et on lui doit l'organisation de nombreuses courses et randonnées (notamment la montée Velocio). On lui doit également en tant qu'industriel dans le domaine du cycle, entre autre le cadre sans raccords, le pédalier, les moyeux détachables et, surtout, le dérailleur. Sur ce dernier sujet, il mettra au banc d'essai tout un tas de concept de "polymultiplication" des vitesses sur un vélo, précurseurs des concepts modernes de changement de vitesse de nos vélos d'aujourd'hui.
Amateur de diététique alimentaire, il était adepte du végétarisme, et édicta d'ailleurs 7 "commandements", semble t'il encore suivi par certains coureurs aujourd'hui :
1. Haltes rares et courtes, afin de ne pas laisser tomber la pression.
2. Repas légers et fréquents : manger avant d'avoir faim, boire avant d'avoir soif.
3. Ne jamais aller jusqu'à la fatigue anormale qui se traduit par le manque d'appétit et de sommeil.
4. Se couvrir avant d'avoir froid, se découvrir avant d'avoir chaud et ne pas craindre d'exposer l'épiderme au soleil, à l'air, à l'eau.
5. Rayer de l'alimentation, au moins en cours de route, le vin, la viande et le tabac.
6. Ne jamais forcer, rester en dedans de ses moyens, surtout pendant les premières heures où l'on est tenté de se dépenser trop parce qu'on se sent plein de forces.
7. Ne jamais pédaler par amour-propre.
L'un de ses citations date de 1903, et pourtant elle parait terriblement correspondre à notre monde moderne : "La bicyclette n'est pas seulement un outil de locomotion ; elle devient encore un moyen d'émancipation, une arme de délivrance. Elle libère l'esprit et le corps des inquiétudes morales, des infirmités physiques que l'existence moderne, toute d'ostentation, de convention, d'hypocrisie - où paraitre est tout, être n'étant rien - suscite, développe, entretien au grand détriment de la santé."
Paul de Vivie est décédé en 1930, renversé par un tramway (l'histoire ne dit d'ailleurs pas s'il était à vélo). En 1960, une stèle a été érigée en son honneur au sommet du col de la république, là où se déroule la montée Vélocio, depuis 1922
Une histoire
Comme toute oeuvre de civilisation, le cyclotourisme a son histoire dans laquelle la FFCT trouve ses racines et l’origine de son éthique. Avant la fondation de notre Fédération, le Touring club de France (TCF) créé en 1890, était la seule association nationale représentative du cyclotourisme.
Le TCF se tournant de plus en plus vers le tourisme en général et s’intéressant moins au cyclotourisme, des clubs autonomes continuèrent à se fonder ça et là. Vers 1920, le cyclotourisme n’avait encore aucune unité, exception faite, peut-être, de l’unité morale formée en 1887 autour de Paul de Vivie ("Vélocio") et sa publication "Le Cycliste". Au lendemain de la Grande Guerre, naquit un vif désir de liaison inter-sociétés. Le Touring club de France vit cette activité lui échapper de plus en plus, et c'est ainsi que fut créée, le 8 décembre 1923, la Fédération française des sociétés de cyclotourisme (FFSC), rebaptisée le 7 mai 1945, Fédération française de Cyclotourisme (FFCT).
Le cyclotourisme et "Vélocio"
Le néologisme "cyclotourisme" a été créé en 1888 par celui qui est considéré comme l'apôtre du cyclotourisme, Paul de Vivie, alias Vélocio.
Né à Pernes-les Fontaines en 1853, Paul de Vivie vécut à Saint-Etienne où il mourut en 1930 des suites d'un accident de la circulation.
Personnage hors du commun, il fût un ardent défenseur des vertus du cyclotourisme notamment dans la revue qu'il créa "Le Cycliste" moyen d'expression et d'information des randonneurs à bicyclette.
Précurseur tant en technique, qu'en diététique, il exhorta les industriels stéphanois à se lancer dans la fabrication des cycles. Il démontra à cette époque que l'on peut rouler longtemps (il faisait des étapes de 40 heures), pour peu que l'on suive des règles élémentaires de pratique et d'hygiène.
Ses "sept commandements" sont restés en mémoire et demeurent encore aujourd'hui des préceptes à suivre pour rouler bien et longtemps.
Pâques en Provence
Paul de Vivie (1853-1930) installé à Saint-Etienne, c'est de là qu'au début du siècle, il aimait rejoindre, d'une seule traite sa Provence natale.
A partir de 1924, il donne rendez-vous aux lecteurs de la revue "Le Cycliste" aux Baux de Provence. Ainsi est née la concentration de Pâques. Chaque année, jusqu'en 1930, sous l'égide de la Fédération, il invite les cyclotouristes au meeting pascal. Vélocio meurt en mars 1930, André de Boubers, Président de la FFSC (devenue la FFCT), propose alors que ce meeting soit organisé chaque année en souvenir de Vélocio.
Depuis lors, les instances de la Fédération ont perpétué ce meeting, de manière continue et assidue, en respectant le caractère simple de cette manifestation.
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